Des soins pour les communautés Inuites du Nunavik

C’est avec beaucoup de dévouement et de désir d’aider que Dr Adam Maltais a pris congé de la clinique, le 17 septembre dernier,  pour s’envoler vers les régions nordiques du Québec.  Lors d’un séjour de deux (2) semaines, Dr Maltais a soulagé et soigné des dizaines d’autochtones nécessitant des soins dentaires.

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Le village de Kangirsuk, ainsi que plusieurs autres communautés n’ont accès aux soins d’un dentiste que quelques fois dans une année.  Ces personnes ont des besoins multiples. Abcès, destruction dentaire, dents manquantes, douleur intense, enflure et infection sont le quotidien d’un dentiste traitant ces communautés. Chez les enfants d’âge pré-scolaire, la carie de la petite enfance est malheureusement très répandue.  Voici d’ailleurs un extrait d’un document paru en 2012 sur l’état des connaissances sur la santé des Autochtones.

 »La santé dentaire est un élément important de la santé globale, elle représente un des problèmes de santé chez les Autochtones (McShane et coll., 2009; UNICEF Canada, 2009; Peressini, Leake, Mayhall, Maar et Trudeau, 2004a, 2004b; Lawrence et coll., 2008; Macnab, Rozmus, Benton et Gagnon, 2008). Le Centre des Premières nations (2007) indique que la mauvaise santé dentaire est la principale source de disparités en matière de santé chez les enfants autochtones et les autres, particulièrement en cas d’association entre une mauvaise santé orale et les maladies infectieuses, l’obésité et le diabète. Plusieurs études révèlent que la santé dentaire des enfants autochtones du Canada est plus mauvaise que celle des autres enfants; toutefois, le nombre d’études pancanadiennes qui fournissent des données directement comparables pour les enfants des Premières nations (vivant dans les réserves et hors des réserves), métis et inuits est insu.sant. Une étude de Macnab et coll. (2008) a révélé que la santé dentaire des enfants autochtones est deux à trois fois plus mauvaise que celle d’autres enfants canadiens, tandis qu’une étude de Lawrence et coll. (2004) indique qu’environ 70 % des enfants autochtones vivant dans les réserves ont eu des caries avant l’âge de trois ans. La prévalence des caries dentaires est particulièrement élevée chez les enfants autochtones qui vivent dans le Nord (Schroth, Smith, Whalen, Lekic et Mo-att, 2005). Un facteur contribuant à la prévalence plus élevée dans cette région peut être l’association entre les faibles revenus et les coûts élevés de l’alimentation, qui complique l’accès à une alimentation saine (Boult, 2004). L’Enquête de 2006 sur les enfants autochtones (EEA), qui examine la prévalence des «problèmes dentaires» chez les enfants, a révélé que les taux les plus élevés se trouvent chez les Inuits (31 %), suivi des enfants des Premières nations inscrits vivant hors des réserves (24 %), des Métis (15 %) et des enfants des Premières nations non inscrits vivant hors des réserves (13 %) (cité par McShane et coll., 2009). En ce qui concerne les enfants des Premières nations vivant dans les réserves, l’ERS de 2002-2003 donne une prévalence de 29 % d’enfants de 3 à 5 ans atteints de caries dentaires (cité par McShane et coll., 2009). Toutefois, l’utilité des données de l’EEA et de l’ERS est limitée par le manque de comparaison avec les enfants non autochtones, ce qui complique l’évaluation de l’importance des problèmes dentaires chez les enfants autochtones du Canada »*

La santé dentaire par l’implantation de saines habitudes de vie, d’hygiène et de nutrition, est à faire.  Malheureusement, pour Dr Maltais, la courte durée du séjour ainsi que la barrière de la langue ont été des obstacles pour apporter un changement tangible qui aurait des impacts sur le long terme.

 

Félicitations Dr Maltais pour votre implication et votre désir d’améliorer les choses.

 

*© 2012 Centre de collaboration nationale de la santé autochtone (CCNSA)

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